Vêtements techniques dans LE NOUVEL OBSERVATEUR 19/25 NOV 09
LE NOUVEL OBSERVATEUR 19/25 NOV 09
Même pas froid !
LE STYLE
Si dans le choix des vêtements de ski on tient compte de la résistance aux intempéries, les grandes innovations techniques textiles marquent le pas et les fabricants stylisent les tenues. Sur le blanc des pistes nous remarquerons les écossais et les gros carreaux façons bûcheron canadien mais aussi «le retour à la sophistication chic avec des noirs laqués, or, argent, blanc et fourrure », pronostique Bernadette Leronce, consultante en vêtements de sport, ajoutant que les couleurs vives sont de retour. Place aux orange, turquoise et vert fluo pour les pulls, polaires, doudounes et micro doudounes portées en gilet par les femmes, tandis que les hommes jouent l’allure chic de ville en pantalon et veste de ski gris perle d’aspect flanelle, mais en réalité faits d’étoffes très techniques (GoreTex). Cette membrane ultra-étanche et respirante comme la peau s’affine et s’assouplit toujours plus d’année en année.
POUR SKIER AU CHAUD
On bannit le coton à même la peau. La sensation de froid étant que à la moiteur du corps et le coton étant hydrophile, il boit l’humidité du corps et par là le refroidit. On préfère les fibres évacuant l’humidité. Elles se mettent en trois ou quatre couches, chacune préservant les qualités de chaleur de l’autre. On superpose plusieurs couches de vêtements.
La première couche : Pour ce sous-vêtement, la laine Mérinos revient en force avec les marques Ice Breaker, Smartwool et Ortovox, très confortables et aux coutures plates. Mais on mise toujours sur les fibres en polyester, au puissant pouvoir respirant comme chez Odlo. Le spécialiste mondial du sous-vêtement thermique fabrique lui-même sa fibre à laquelle il intègre des ions d’argent, antibactériens. Leur formule textile est d’importance puisque les bactéries se développent en nombre lors de l’évacuation de la sueur. Le vêtement pourra être lavé mille fois sans que s’altèrent les ions d’argent intégrés dans la fibre même.
La deuxième couche : garde encore la chaleur intérieure. C’est un pull en laine mérinos bien respirant, ou une polaire ou encore une softshell, plus souple, plus légère, coupe vent et imperméable. Attention aux copies ! Les spécialistes comme Millet, Eider, Odlo, Rossignol et Peak Performance garantissent les propriétés des vêtements.